Le monde est bleu comme toi

J’aime beaucoup Saidia Bettayeb. Elle incarne la femme aux mille facettes. Celle qui sait être douce, mais déterminée, fragile mais fonceuse, cérébrale et physique. C’est le genre de nanas qui aurait pu être chercheuse en biochimie, danseuse ou photographe, mais est peintre de son état.

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Elle m’a présenté son travail pour que j’écrive dessus dans le catalogue des diplômés des Beaux-Arts et j’ai enfin pu voir ce que ça donnait en vrai ce week end.

Comme certains artistes photographes, Saidia s’interroge sur les réactions physico-chimiques à l’origine de l’apparition des images. Mais elle a choisi pour ça un autre médium : la peinture et parfois la sculpture. Son travail est en fait la trace d’un processus, obtenu par un procédé chimique dont le rendu parfois lui échappe complètement. Et elle accepte la part d’aléatoire propre à son travail tout en restant maîtresse de la décision finale permettant la mise en forme de ces objets.

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Le mode de formation de l’image chez Saïdia Bettayeb est à mettre en parallèle de celui des phénomènes naturels infimes dont elle se place en observatrice. Avec simplicité et évidence, le bleu de ses toiles entre en vibration et provoque une expérience sensible intense, un peu comme sa personnalité.

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