À travers la fenêtre

La semaine dernière, j’étais à Rome avec mes pines-co et on est allées se frotter à l’architecture grandiloquente en béton armé du MAXXI, construit par Zaha Hadid. Ce musée d’architecture et d’art contemporain sort certes de nulle part, mais la place devant, entre soleil de plomb et coin plus ombragé est très belle, et les expos qui y sont présentées sont géniales.

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Luigi Ghirri, Brest, 1972

Notamment celle sur le photographe italien Luigi Ghirri. Honte à moi, je ne connaissais pas. « Ah boooooon, mais c’est hyper connu !!! Un peu comme Saul Leiter ou Claude Nori. » Ouai, bon, d’accord. J’ai du retard à rattraper en photographie.

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J’ai été absolument captivée par son oeil, sa façon de regarder à travers quelque chose : une vitre, un grillage, le regard de quelqu’un d’autre, un filtre. Il considérait la photographie comme une voie privilégiée pour accéder à la réalité des choses et de leurs représentations. L’image pour lui n’avait pas de fin en soi, et il était d’ailleurs passionné par la photo amateur et les cartes postales, mais ce qui lui importait c’était les séries, qui permettent de recréer un environnement.

L’exposition fonctionne d’ailleurs comme un carnet de voyage, avec des citations de Ghirri qui ponctuait son travail et lui apportait encore plus de poésie. Les tirages, sublimes, sont magnifiés par ses mots. Je vous le cite en anglais, mais je suis sûre que vous comprendrez : « The daily encounter with reality, the fictions, the surrogates, the ambiguous, poetic or alienating aspects, all seem to preclude any way out of the labyrinth, the walls of which are ever more illusory… to the point at which we might merge with them… The meaning that I am trying to render through my work is a verification of how it is still possible to desire and face a path of knowledge, to be able finally to distinguish the precise identity of man, things, life, from the image of man, things, and life. »

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Luigi Ghirri, Versailles, 1985

Fasciné par l’architecture, les symétries, les ombres, il nous a laissé une série incroyable sur le travail du peintre Morandi, que j’adore par ailleurs.

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Luigi Ghirri, Bologna, Studio di Giorgio Morandi, 1989-90

Bref, si vous êtes à Rome, courrez-y !

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2 réflexions au sujet de « À travers la fenêtre »

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